Créé en 1970, celui-ci se compose de deux parties, l'une terrestre assez classique, l'autre est un immense domaine lacustre. Son enchevêtrement de canaux, de marais et de rivières en fait une petite Amazonie, en plus de ses 35 km de plage. C'est un tout petit bout de ce domaine que nous avons exploré après avoir pris place, avec cinq autres personnes aussi matinales que nous, à bord d'un canoë équipé d'un petit moteur électrique. Nous avons longé très lentement et très silencieusement les rives, en marquant ça et là des arrêts prolongés pour avoir le temps de bien observer les animaux et les oiseaux avec les binoculaires qui nous avaient été prêtées, et pour avoir le temps aussi de les photographier.
L'œil exercé de notre guide n'a pas eu son pareil pour nous faire découvrir une faune que nous n'aurions jamais détectée : ici un lézard vert perdu au milieu de la végétation, tout là-haut dans la partie supérieure des grands arbres, des iguanes allongés, ailleurs des oiseaux au milieu de branchages, souvent des singes installés dans les feuillages des grands arbres, un caïman dissimulé à quelques centimètres de notre embarcation au milieu de plantes aquatiques, quelques bulles qui avancent dans l'eau et qui trahissent la présence d'une loutre qui surgit soudain, joue la cabotine sur un tronc en se frottant à lui, avant de replonger dans l'eau...
Lézard Jésus Christ ou Basilic à plumes...
Iguane
Loutre néotropicale
Le parc national, c'est bien sûr aussi une flore très riche. Tortuguero abrite 11 habitats différents dans lesquels plus de 2 000 espèces de plantes dont 400 essences d’arbres prolifèrent.
Nous n'avons guère vu le temps passer, alors que le soleil "montait" dans le ciel, car nous ne nous lassons ni de la nature sauvage, ni de ces rencontres insolites, rendues possibles le plus souvent grâce à notre déplacement silencieux, contrairement à celui des autres barques équipées de moteurs à essence.
Dans le fil de la discussion, notre guide nous a aussi fait part de pratiques locales contestables, mais "business is business". Certains organisateurs de tours dans le parc national achètent aux hôtels la liste de leurs clients avant leur arrivée, pour leur sauter dessus lorsqu'ils débarquent avec des panneaux nominatifs qui laissent croire qu'ils sont attendus comme dans une gare où un aéroport. En fait, c'est pour les solliciter. Notre guide visiblement ne mangeait pas de ce pain là et compte surtout sur le bouche à oreille (TripAdvisor notamment) pour se faire connaître...
Nous étions de retour à notre point de départ peu après 9 h et avons apprécié les remarquables cocktails de fruits du soda Fresh Foods.
Pause au soda "Fresh Foods"
Bain et repos ont complété le programme de la matinée. Comme notre guide nous avait particulièrement intéressé, nous sommes repartis avec lui pour un circuit pédestre, tracé dans la forêt tropicale du Parque nacional, où sont recensées 309 espèces d’oiseaux, 111 espèces de reptiles, 57 espèces d’amphibiens et enfin 60 espèces de mammifères.
Comme le matin, nous avons été équipés de jumelles et notre guide a emporté un téléscope qu'il a installé à maintes reprises pour nous faire observer "de près" des singes (hurleurs, araignée et paresseux), des iguanes et un écureuil, ainsi que de nombreuses araignées et un nid de guêpes. Il nous a aussi montré un petit serpent endormi sur un tronc (mon premier en milieu naturel depuis notre arrivée en Amérique centrale), en nous précisant que cette vipère n'était pas agressive, si on ne l'attaquait pas, mais qu'elle était classée quand même comme 5ème plus dangereux serpent au Costa Rica. Il nous a rassurés en précisant qu'il ne se déplaçait jamais sans avoir des doses des sérums les plus usuels, ni sans son téléphone portable pour contacter le village où d'autres doses étaient conservées.
Nid de guèpes
Le résultat...
Vol de pélicans en final
Nous avons vu les zones où les tortues viennent pondre chaque année entre juillet et décembre. La façon dont les groupes de touristes qui viennent les observer, sont encadrés ne nous a pas du tout donné envie d'y assister.
Dans l'ensemble, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps car la saison des pluies n'est pas tout à fait terminée et que la moyenne annuelle des précipitations est tout de même de 6 000 mm.
De retour vers 17h, fatigués par la station debout et la chaleur humide, nous avons jeté l'éponge et renoncé à la version nocturne de la balade. Une bonne "limonade" bien fraîche a été particulièrement bienvenue...
Mise à jour du blog
Nous avons dîné dans un soda pittoresque pour terminer devant un daïquiri au Budda Café, qui fait figure de bulle pour touristes désireux de s'abstraire de l'environnement local...



























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