dimanche 5 février 2017

4 février 2017 (Monteverde / Turrialba)

Le vent a soufflé toute la nuit en rafales violentes. En France, il aurait assuré du travail pendant au moins quinze jours à tous les couvreurs de la région. Ici, les autochtones sont habitués et les tôles ondulées sur les toits résistent bien.

Le début de matinée a été riche en décharges d'adrénaline. Nous avons, dès 8 heures du matin, relevé sérieusement la moyenne d'âge d'un groupe de douze autres amateurs de sensations fortes, qui se sont élancés sur le parcours très aérien proposé par une agence spécialisée,  "100 pc Aventura". Par rapport à nos deux précédentes expériences, il y a déjà un changement d'environnement naturel. Après une vaste propriété foncière et une plantation de café, le cadre était, ce matin, celui d'une forêt humide, par conséquent très dense. 

   Équipé, prêt à partir !

Au début, le parcours est une petite mise en condition. On s'accroche à une poulie qui glisse le long de tyroliennes et on atterrit, à chaque fois, avec plus ou moins de souplesse sur une plateforme  installée à une vingtaine de mètres de hauteur autour du tronc d'un gros arbre...


   Un petit point rouge au-dessus de la canopée 


   Atterrissage proche !

Puis vient un pont fait de lattes disjointes, un peu branlant. Rien de bien méchant !


La descente en rappel est plus pimentée...


Le plat de résistance est un survol (oui, un survol !) de la canopée à deux cents ou trois cents mètres au-dessus du sol et pendant 1,690 km, sanglé à deux poulies. Fascinant ! Une expérience inoubliable... C'est dans ce genre de situation que l'on regrette de ne pas avoir, comme deux des participants, une petite caméra fixée à son casque... On a vraiment l'impression de voler, d'être un oiseau. On a droit dans la foulée à une petite resucée, plus courte, mais aussi riche en sensations. 

   Olivier en train de prendre son envol

   Olivier en vol. C'est parti pour 1690 m...

   Olivier proche de la piste d'atterrissage

   Christian en vol

   Atterrissage en vue

    Vue de dessous...

Vient la cerise sur le gâteau : un saut dans le vide ! Pas un saut à l'élastique la tête en bas ! Non un saut qui dure deux ou trois secondes "interminables" au terme desquelles on est un balancier qui se stabilise au bout de trois ou quatre mouvements avant de reposer un pied hésitant à terre. Mais au final, on ne regrette pas au contraire, on en redemanderait presque ! 


    L'approche du point de lancement dans le vide

   Le plus dur (le saut) est fait. Reste le mouvement de balancier

Le seul grief a concerné le comportement de certains accompagnateurs qui, tout en respectant scrupuleusement les mesures de sécurité, ont donné le sentiment de vouloir aller vite pour en finir au plus tôt. De fait, le parcours a pris à peine plus d'une heure, alors qu'il était annoncé pour au moins une heure et demie !

Nous n'en avions pas terminé tout à fait avec les efforts physiques, puisque nous avons enchaîné avec deux heures de marche dans les sentiers de la Reserva Bosque Nuboso Santa Elena. Malgré nos précédentes balades en forêt primaire / humide, notre faculté d'émerveillement a été entière lorsque nous avons cheminé au milieu de cette "forêt nuageuse" qui doit son nom au fait qu'elle est située plus haut en altitude que la forêt primaire. 



Nous avons bénéficié du spectacle d'une végétation toujours luxuriante, où toutes les espèces sont étroitement imbriquées les unes dans les autres, un paradis pour les plantes épiphytes et les lianes en tous genres. 
















Nous n'avons pas vu le fameux quetzal (surtout visible de mars à avril, paraît-il), emblème de la région et qui ne supporte pas la captivité, mais revu nos amis, les coatis et pas mal d'oiseaux.



D'une tour métallique d'une bonne trentaine de mètres de haut, nous avons pu apercevoir le volcan Arenal et sa couronne de nuage et surtout avoir une vue d'ensemble sur la canopée à perte de vue.


De retour à Monteverde vers midi et demi, nous avons fait la pause déjeuner à la Taco Taco Taqueria. Nous restons fidèles au burrito qui, lorsque l'on est pressé, est tout de même bien meilleur et mieux équilibré sur le plan nutritionnel qu'un hamburger frites !

Nous avons rebroussé chemin par la piste empruntée hier, regrettant finalement de ne pas avoir passé deux nuits au Monteverde Inn, d'abord parce que l'établissement est remarquablement situé et confortable, ensuite parce que le secteur offre bien d'autres possibilités de balade.

Le retour sur la route numéro 1 a marqué le début d'un après-midi de galère et je plains sincèrement les conducteurs qui se frottent tous les jours à la circulation sur cet axe majeur et dans toute la Vallée centrale. Compte tenu de l'état de la route en general (à deux voies et avec de nombreux nids-de-poule), du trafic de semi-remorques, du nombre de véhicules poussifs et pollueurs et de conducteurs timorés, il ne faut pas compter faire plus de 50 km en une heure ! La traversée de Cartago n'en finissait pas. Comble de malchance, la couche nuageuse étant très basse, nous avons terminé le parcours dans un épais brouillard et c'est, à la nuit tombée, à 18 heures que nous avons atteint (enfin !) Turrialba.

Au moins avons-nous eu le temps de nous intéresser au paysage très vallonné. Alors que nous avons traversé une première région où c'était un arbre aux fleurs jaunes qui ressortait, et une autre où c'était un arbre aux couleurs mauves, en Valle central, c'est un arbre aux fleurs orange que l'on voit partout, le poro. Deux cultures "complémentaires" prédominent, les caféiers et la canne à sucre. Mais on trouve aussi de vastes surfaces protégées par des sortes de bâches, où sont cultivées différentes sortes de légumes.

Turrialba est une cité animée de la province de Cartago. Elle compte environ 35 000 habitants, et est située à une dizaine de kilomètres au sud-est du volcan éponyme. Elle vit du textile, de l'agriculture et du tourisme. Nous avons élu domicile dans un petit hôtel, la Casa de Lis, sans prétention, mais bien situé au cœur de la ville et bien tenu. Le personnel est accueillant.

La pluie s'étant mise à tomber, nous n'avons pas traîné après le dîner, d'autant que la journée avait tout de même été fatigante.


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