La correspondance s'est effectuée tout à fait normalement à Cariari. Arrivés par le premier bus à 11h20, nous avons embarqué aussitôt dans un second tout aussi correct, qui est parti dix minutes plus tard à destination de l'embarcadère de La Pavona à 30 km. L'état de la piste, les nombreux arrêts à la demande et aussi les pauses dans les petites échoppes du coin pour acheter de quoi boire et grignoter, expliquent qu'il faille une heure et quart pour couvrir la distance !
Un premier cow-boy sort de l'épicerie...
Puis un deuxième, sans le chapeau !
Nous avons appris plus tard que c'était sur cet itinéraire que des bandits de grands chemins, comme chez nous au temps des diligences, avaient attaqué à main armée, il y a tout juste quatre ans, un bus de touristes pour les rançonner ! Pour nous ce fut plus pacifique. À un carrefour, un jeune homme est monté avec un tronc en main et a sollicité des aumônes pour une famille éprouvée par un deuil...
Une fois arrivés au bout de la piste, nous avons aussitôt embarqué avec une trentaine de personnes (essentiellement des touristes comme nous) à bord d'une lancha couverte pour se protéger du soleil pour rejoindre Tortuguero que ne dessert aucune route. On ne peut y accéder qu'en bateau, éventuellement en avion (un petit coucou d'une douzaine de places, une fois par jour) ! Nos bagages ont suivi sur une autre barque. Tout le ravitaillement du village se fait par bateau.
Aperçu de la région et du système de canaux (photo trouvée sur Internet)
Départ de La Pavona
Le trajet a pris une bonne heure et demie, entre 13h et 14h30, notre pilote prenant le temps de nous faire découvrir les rives. Les paysages qui défilent de chaque côté du cano La Suerte sont superbes. Celui-ci serpente parmi une végétation luxuriante, où se mêlent toujours inextricablement de grands arbres majestueux couverts de lianes et de plantes épiphytes, de palmiers géants, de buissons et des herbes aquatiques. Nous avons aperçu plusieurs petits caïmans, des tortues peureuses, pas mal d'aigrettes et de hérons gris, un avant-goût de ce que nous pourrons voir en parcourant les sentiers du Parque nacional de Tortuguero demain. Le canal finit par rejoindre la large rivière de Tortuguero.
Nous nous sommes installés pour quarante-huit heures dans un hôtel très simple, Paisajes de Tortuguero, bien situé en bord de mer, au cœur du village. Nous avons repris pour la première fois depuis les Corn Islands au Nicaragua, un bain dans la mer des Caraïbes, sur cette côte absolument plate, rectiligne et sablonneuse qui s'étire sur près de 200 km du Nicaragua (au nord) au Panamá (au sud).
Vue aérienne de Tortuguero (photo trouvée sur Internet)
Arrivée à Tortuguero
Les premiers pas sur les Champs-Elysees locaux
Tortuguero dont le nom signifie « là où pondent les tortues », a été créé au départ par des pêcheurs et des chasseurs, mais s'est développé quand on s'est mis à exploiter les bois tropicaux (acajou notamment). Des tas de machines-outils utilisées à l'époque sont disséminés dans le village pour porter témoignage de ce passé, mais ne sont plus que de la ferraille rouillée...
Le village lui-même nous rappelle Little Corn : un axe principal piétonnier bordé de maisons pauvres en bois, de petits commerces, de sodas, d'agences de tourisme local, et jalonné de curieuses poubelles en forme d'animaux. L'ensemble est propre, sans immondices (au moins sur l'axe principal). Les habitants vivent apparemment à un rythme très éloigné de celui de nos grandes villes (doux euphémisme, là encore !). Un village que l'on peut qualifié d'authentique, qui joue à fond la carte du tourisme, mais sans perdre son âme.
Un faux-air de Nicaragua...
L'église
Petit commerce et nouvelle technologie de la communication
Nous avons expérimenté pour le dîner un des sodas qui nous avaient été conseillés par une autochtone, D'leite. L'établissement ne paie pas de mine, mais le service est rapide et la cuisine est traditionnelle, à base de produits de la mer, bref un bon choix !





















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