dimanche 5 février 2017

5 fevrier 2017 (Turrialba / Paraiso)

Après les activités aériennes et pédestres d'hier, la dominante de la journée a été aquatique avec un raft sur le río Pacuare, un fleuve qui prend sa source dans la cordillère de Talamancas'écoule vers le nord-est en traversant une zone de forêt tropicale humide, arrose Siqquirres et se jette dans la mer des Antilles après un cours de 108 km.

Un minibus de l'agence Tico's River est venue nous prendre à 8 heures à l'hôtel. Une heure plus tard, il nous a déposés avec les dix autres passagers, dont quatre Français de Lille, dans un coin perdu au bord de la rivière, près de Tres Equis, où nous attendaient trois zodiacs. Équipés d'un casque, d'un gilet de sauvetage et d'une pagaie, nous avons embarqué à raison de quatre par embarcation et un guide et l'aventure a commencé : une descente du fleuve sur vingt-huit kilomètres avec, en alternance, des rapides à franchir (de force 2 à 4) et des périodes plus calmes qui nous permettaient de jouir pleinement du cadre sauvage qui nous entourait. Des pentes souvent abruptes, couvertes d'une forêt tropicale inextricable ! Des rives faites de rochers polis par l'érosion ! Des blocs rocheux dans le lit du fleuve que l'eau contourne dans des tourbillons tumultueux ! 







Souvent, j'ai pensé au film Délivrance, qui met en scène un groupe d'amis qui décident de descendre en raft un torrent appelé à disparaître après la construction d'un barrage... La pluie nous a largement accompagnés, mais quitte à être mouillé, chacun en a pris son parti. Elle renforçait l'atmosphère aventureuse de notre sortie... et son caractère aquatique !

Nous avons aperçu à plusieurs reprises des toucans, en vol ou perchés sur de hautes branches. Le programme comportait un déjeuner dans la nature. Heureusement, une sorte de faro a abrité nos agapes des intempéries... 

Les trois zodiacs ont accosté à une cinquantaine de kilomètres de Turrialba vers 13 heures, non loin de Siqquirres et, le masochisme ayant ses limites, chacun a apprécié de pouvoir se sécher et remettre des vêtements secs avant de reprendre le minibus et d'être déposé devant son hôtel, vers 14h30 pour ce qui nous concerne.

Nous n'avons eu qu'à reprendre la voiture pour faire un saut de puce de 35 km qui nous a pris quand même une bonne heure, le mauvais temps conjuguant ses effets sur la circulation avec la présence d'un semi-remorque roulant dans les côtes à 15 km/h... Toujours les charmes des routes costaricaines ! La campagne est vouée aux cultures vivrières et notamment à la production de la chayote, le fruit d'une plante vivace éponyme de la famille des cucurbitacées,  consommé comme légume. Bon marché, il est très présent sur les étals des super-marchés locaux. Il est connu sous le nom de christophine dans les Antilles françaises et en Guyane, et de chouchoute en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.




La pluie ne désarmant pas, nous nous sommes réfugiés dans la chambre que nous avions réservée dans un petit hôtel proche de Paraiso, appelé El Rinconcito verde (Le petit coin vert), connu pour sa vue imprenable sur la vallée d'Orosi, les montagnes alentours et au loin la ville même d'Orosi. Nous n'avons pas profité de cette vue ce soir, mais nous ne désespérons pas que le temps se dégage d'ici demain matin !

Nous avons trouvé dans ce coin perdu un bar très far-west encore ouvert vers 19h, La Minita. L'accueil est chaleureux. Nous avons eu droit à la poignée de main du responsable. Il est vrai que les touristes étrangers ne doivent pas être nombreux à franchir le seuil de l'établissement. On nous a servi un plato tipico à base de poisson ou poulet, de riz et de haricots rouges (duo toujours incontournable pratiquement), de yuca, de banane plantain et de salade façon gallo pinto, le tout bien préparé et pour un prix dérisoire.






1 commentaire:

  1. Pas mal non plus la journée du 5 !
    J'attends la suite avec impatience ....
    Annouk

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