mercredi 1 février 2017

31 janvier 2017 (La Fortuna / Río Celeste)

La Nous avons quitté La Fortuna peu avant 10h sans pouvoir prendre la photo traditionnelle du clocher de l'église au premier plan avec en toile de fond le volcan Arenal se détachant nettement, car le plafond nuageux était encore bas et le volcan largement dissimulé.

Nous l'avons contourné par le nord pour rejoindre, en mettant cap à l'ouest, le vaste lac artificiel éponyme construit en 1973 pour développer le potentiel hydroélectrique du pays. Nous l'avons longé sur une quarantaine de kilomètres jusqu'à un bourg sans charme, Nuevo Arenal, qui doit son nom à un ancien village Arenal disparu lors d'une éruption volcanique. La route tournicote beaucoup, épousant un relief tourmenté à la végétation toujours très dense. La région semble promise à l'élevage bovin. Au milieu d'une végétation très dense émergent ça et là des arbres majestueux couverts de fleurs jaunes. La floraison est subite après la saison des pluies et ne dure qu'un court laps de temps (Tabebuia en français, Cortez amarillo ici). Nous avons aussi eu la surprise de nous retrouver subitement plongés à un détour de la route dans un paysage qui aurait pu être suisse, autrichien ou bavarois. Et en fait il s'agit bien d'un Suisse qui a fait souche, il y a quelques décennies et a recréé son petit monde !



   Le paysage qui a inspiré le Suisse...



Nous avons fait une pause café dans un restaurant situé sur les hauteurs de Nuevo Arenal, Tínajas Arenal, pour admirer le point de vue sur le lac entre deux averses tropicales. Nous avons longuement discuté avec un Français qui vient de faire le choix de l'expatriation. Il nous a confirmé que la région du lac séduisait de plus en plus les expatriés et les touristes attirés par son climat tempéré et par les merveilles de la nature qu'elle recèle.

   Photos ci-dessus et ci-dessous, prises dans le même secteur à quelques minutes d'intervalle...



La route cède la place à une piste quand on se dirige vers le Nord jusqu'à San Rafael de Guatuso, via Cabanga. Je me suis félicité que nous ayons opté pour un 4x4, à boîte automatique qui plus est ! À San Rafael, nous avons eu notre première expérience (concluante) de sodas, les cantines locales, pendant des comedors nicaraguayens, où on peut manger rapidement un plat local complet et équilibré. Notre pollo asado (blanc de poulet grillé accompagné de riz et de légumes) était copieux, bien préparé et bien présenté et l'horchata était parfaitement dosée.


   Pollo Asado (les frigoles ou petits haricots rouges ne sont jamais loin...)

De là, toujours par une piste assez bonne dans l'ensemble, nous avons traversé une zone dédiée à la culture de l'ananas et atteint les contreforts du volcan Tenorio (1916 mètres). Il a la particularité d'être composé de quatre sommets et de deux cratères, et il est un des trois volcans de la cordillère de Guanacaste (avec le Rincón de la Vieja et le Miravalles) au nord-ouest du pays. En sommeil depuis plus de deux siècles, le volcan est néanmoins considéré comme potentiellement actif.


   Plantation d'ananas

Nous nous sommes installés en début d'après-midi au Catarata Río Celeste Hôtel situé à l'est du volcan dont les casitas sont noyées dans une végétation luxuriante.

    Heliconia de l'hôtel (très répandu au Costa Rica)




Bijagua, à une dizaine de kilomètres au-delà de l'hôtel, sur la piste, est une petite ville de 5 000 habitants, avec tous les services dont la population peut avoir besoin et qui joue aussi à fond la carte du développement touristique. Attirés par la perspective de faire une nouvelle balade en forêt humide dans un parc de 110 ha, et d'emprunter des ponts suspendus de 64 m, 95 m et 104 m de long au-dessus de vallons profonds, nous avons opté pour un circuit de randonnée d'environ deux heures, proposé par l'alberge Heliconias Lodge à un prix assez élevé (17$), mais que nous avons accepté au motif qu'il s'agissait  d'une entreprise communautaire...

Le circuit permet effectivement d'observer des arbres géants, comme le tabacon et le primiento, tous deux d’une hauteur de 55 m, le zapote de 50 m, le icarudanto de 35 m et le pilon de 70 m, et pas mal d'oiseaux, à défaut de singes, de jaguars et de tapirs signalés dans le secteur. Il n'en reste pas moins que nous avons eu le sentiment de ne pas en avoir pour notre argent. Le rapport effort physique/intérêt/prix était très défavorable. Il n'y avait en fait que deux ponts (au demeurant très impressionnants car longs et hauts, mais également branlants, grinçants et rafistolés). Le troisième s'est effondré il y a quelque temps... Quant aux écriteaux explicatifs, ils étaient vieillots et en partie effacés. Les protestations d'Olivier à la fin de l'excursion ont porté leur fruit : nous avons été intégralement remboursés ! 



   Rafistolage !

   Vue aérienne depuis un pont






   La terre du sentier est particulièrement rouge

Après le dîner, le patio-restaurant de notre hôtel s'est vidé des quelques clients. Nous l'avons squatté jusqu'à ce que le personnel ait tout rangé autour de nous et précisé que nous pouvions rester... Nous voulions nous remettre à niveau via internet sur l'actualité, nos courriels et surtout mettre le blog à jour au calme !


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