vendredi 24 février 2017

24 février 2017 (San Blas / Ciudad de Panamà)

L'entraînement physique de la matinée a consisté à rallier à la nage l'îlot le plus proche (à 300 ou 400 mètres seulement !), à en faire le tour à pied (entre 550 et 600 mètres de circonférence) et à revenir toujours à la nage. Plat, l'îlot est typique de ceux qui environne l'île de Chichime où nous sommes : il est planté de cocotiers et est peu peuplé (six cabanes groupées deux par deux). Des panneaux solaires assurent un minimum d'électricité à au moins deux d'entre elles, mais aucune ne semble avoir de réserve d'eau douce. Vie rustique et grand calme garantis ! Lecture et parties de cartes au bord de l'eau ont meublé le reste de la matinée en attendant d'être appelés pour déguster une troisième demi-langouste en trois jours.


   Visite inopinée des gardes-frontières

Nous avons été ensuite les témoins d'un phénomène de société consternant : l'accostage sur notre plage tranquille de quatre lanchas chargées de touristes panaméens et américains venus pour passer une journée aux San Blas ! Une caricature... Débarquement bruyant en pays conquis, dispersion immédiate en direction de la mer pour un petit nombre, des sièges et des hamacs libres pour d'autres, et pour beaucoup cap sur l'étalage de bibelots et de travaux artisanaux, proposés par des femmes en tenue traditionnelle, selfies à gogo, abandon de canettes vides, réembarquement "au coup de sifflet bref", tout cela en une heure et demie, départ dans un vrombissement de moteurs au grand soulagement des "résidents" ! Pour autant, l'opération doit être lucrative, puisqu'elle est autorisée par le Congrès, le parlement souverain de 40 Gunas, qui règne en maître sur l'ordonnancement de la vie de la communauté. Toute l'organisation de l'activité touristique relève de sa seule compétence (séjours touristiques, construction d'équipements hôteliers etc.)


   Parure traditionnelle portée par les femmes sur leurs jambes


Nous avons quitté l'île de Chichime comme prévu à 15h.

   Dernier regard sur les jeux d'enfants

   Dernier regard sur les îlots perdus

   Dernier regard sur la misère des îles habitées


 De regroupement en regroupement, nous avons changé deux fois de lancha avant d'atteindre notre débarcadère vers 16h où attendaient une dizaine de 4x4. 

   Dernière étape vers le débarcadère

Les choses se présentaient plus simplement que mercredi dernier, puisqu'il n'y avait que des retours et pas d'arrivées. Pour autant, il a fallu une bonne demi-heure de flottement, de palabres, et même de marchandages entre conducteurs et organisateurs pour que nous trouvions place dans un véhicule. Nous avons été doublement chanceux en échappant à un voyage dans le même 4x4 qu'un groupe de cinq Français plus "beauf" les uns que les autres, et en ayant un chauffeur pour nous seuls.

Au contrôle de la "frontière", les gardes panaméens sont là. Ils s'intéressent surtout aux éventuels immigrants illégaux, au trafic de drogues et d'êtres humains. 

Nous avons repris en sens inverse la "calzada angosta" (chaussée étroite) qui tournicote en permanence au milieu de paysages de petites montagnes, avant de rattraper la Panaméricaine.


Nous avons été déposés sans encombres devant notre hôtel Principe à Ciudad de Panamà, peu après 19h. La soirée étant déjà bien avancée, nous nous sommes contentés de dîner dans un restaurant péruvien réputé, Machu Picchu d'une sorte de paella parfumée au coriandre (délicieux !), et à... mettre à jour le blog !

Le retour à la civilisation nous a éclairés sur un des emblèmes des Gunas, celui à bandes horizontales jaunes et rouges. C'était le drapeau adopté par la République de Tulé, un très éphémère État proclamée pendant la Révolution des Gunas en 1925. La svastika adoptée alors dans le sens de rotation dit en lévogyre ou sinistrogyre, n'a rien à voir avec celle de l'Allemagne nazie.

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