jeudi 16 février 2017

16 février 2017 (Isla Carenero / Bocas del Toro / Almirante / David / Boquete)

Nous avons quitté la province de Bocas del Toro pour celle de Chiriquí, toujours dans l'ouest du pays, mais au sud de la précédente. Elle est aussi frontalière du Costa Rica, mais donne sur l'océan Pacifique.

La journée a été essentiellement consacrée à migrer d'un point à un autre. Une bateau-taxi nous a pris devant la Casa Acuario peu avant 9h30 et nous déposés deux minutes plus tard à Bocas del Toro. Nous avons tout juste eu le temps d'avaler un petit-déjeuner dans un des nombreux établissements qui proposent des desayunos. Nous sommes alors montés à bord d'une des lanchas qui assurent la liaison maritime entre Bocas del Toro et Almirante et qui a appareillé à 10h. Un peu plus d'une demi-heure plus tard (tout cela était bien minuté), un taxi nous a conduits jusqu'à la gare routière d'Almirante où, peu avant 11h, nous avons embarqué cette fois dans un mini-bus à destination de David, capitale de la province du Chiriquí, troisième ville du pays avec environ 140 000 habitants. 

La distance n'est que de 172 km, mais il faut compter près de quatre heures pour la parcourir car, après quelques kilomètres de plaines et de collines côtières, il faut traverser la Cordillère centrale. La route traverse des zones densément boisées et dépasse quelques hameaux et fermes isolés entourés de bananiers. Elle est tortueuse et le bus peine dans les côtes. Les arrêts à la demande sont multiples et il faut aussi tenir compte de la pause de vingt minutes en cours de route, une "pause syndicale" pour le conducteur qui en profite pour manger un morceau sur le coup de midi, et une "pause santé" pour les passagers. 

  La pause

Le trajet en soi est "pittoresque". Le chauffeur s'autorise quelques conversations sur son portable tout en conduisant, sort souvent la tête par la portière toujours en conduisant, jetant un coup d'œil à l'arrière, et encaisse les billets de banque que lui tendent ses deux jeunes collecteurs de fonds, en gardant tout de même le volant dans une main. On croit benoîtement que le mini-bus a fait le plein quand tous les sièges sont occupés et qu'une partie des bagages occupe la partie centrale. C'est compter sans la capacité d'entasser passagers et bagages en utilisant judicieusement les strapontins.

La descente vers la plaine de David offre des points de vue magnifiques sur la chaîne volcanique, mais là bien sûr, aucune possibilité de faire des arrêts photos ! Vu depuis la vitre du bus, le Chiriquí fait figure de riche province agricole, avec notamment pas mal d'élevage.


Le terminal de David, passage obligé de tout voyageur parcourant les routes du pays en bus, grouillait de monde lorsque nous l'avons atteint vers 14h45. Autochtones souvent en famille, touristes avec sac à dos, marchands ambulants se pressaient. 




Nous avons commencé par nous attabler à un petit boui-boui  proposant une comida grande avec le trio habituel poulet-riz-haricots rouges, accompagné d'un peu de salade de chou et d'une banane cuite.


   La comida grande

Un taxi nous a emmenés jusqu'à l'agence Sixt de l'aéroport international (sic) Enrique Malek (c'est même le deuxième aéroport international du pays avec des liaisons vers l'Amérique de Nord, centrale et du Sud). Là, nous avons été confrontés pour la première fois à une pratique commerciale déloyale. Le devis en bonne et due forme qu'Olivier avait obtenu via Internet a été augmenté de plus de 50pc. Ce qui était "recommandé" en plus du contrat (assurance) s'est mué en "obligation" !

Ayant fini par récupérer notre Hyundaï, nous avons pris la route de Boquete à 46 km au nord de David et à l'est du volcan Barú, le point culminant du Panamà avec 3 474 mètres. Boquete a fondé sa réputation sur son climat doux (et même frais pour ce qui est de ce soir), sa nature et sa tranquillité. Fondée en 1911, la petite cité est très européenne par sa population constituée au départ d'immigrants suisses, yougoslaves, suédois, allemands, anglais, espagnols, italiens et américains… Nombreux sont les commerçants, les éleveurs ou les chercheurs d’or qui s’établirent à Boquete au XIXème siècle, au côté des Panaméens de Caldera ou Dolega. Inauguré en 1916, le chemin de fer contribua pendant quelques décennies au prestige de la région. Mais, trop coûteux et lent, il fut abandonné à la fin des années 1940, au profit de la route David-Boquete qui a aujourd'hui quatre voies ! Aujourd'hui la ville accueille plus en plus de retraités américains.

Nous nous sommes installés pour deux nuits au Downtown Suites, une sorte d'apart'hôtel confortable, qui va nous permettre ce soir de déguster au calme un bon plat de pâtes au thon fait maison !

   Maison près des Downtown Suites à Boquete


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