Nous avons par conséquent repris la route de David, sommes heureusement passés à l'écart de la capitale provinciale et avons pris la Panaméricaine à quatre voies sur une quarantaine de kilomètres en direction de l'Est avant de bifurquer sur la droite, vers le sud-ouest, à un carrefour dépourvu de panneau indicateur, mais le co-pilote avait les yeux rivés sur l'application cartographique maps.me indispensable et particulièrement efficace dans ce genre de pays. Nous nous félicitons chaque jour de l'avoir téléchargée sur une tablette. Elle est bien plus utile qu'un GPS...
Les paysages sont complètement différents de ceux que nous avons découverts ces derniers jours : plus plats, moins de végétation, des arbres que nous n'avions pas encore repérés ailleurs, des villages et hameaux proprets, comme Horconcitos, où nous avons complété notre dotation en boissons, car là où nous allons il n'y a ni cafés, ni bars, ni commerces !
Un nouvel arbre coloré que nous ne connaissions pas encore
Horconcitos, sa place dédiée à la Vierge et son mini-super Santa Maria...
Nous avons laissé la voiture à Boca Chica, un petit village de pêcheurs. Jusqu’à la construction de la route panaméricaine dans les années 1960, le seul accès à Boca Chica était par la mer. On pénétrait dans des canaux à travers la mangrove pour accéder jusqu’à la cordillère. Ces voies navales existent toujours et sont de bonnes zones de pêche. Plus tard, une piste a été tracée pour rejoindre la Panaméricaine. La petite route goudronnée n’est apparue qu’à la fin des années 2000. Aujourd’hui il ne faut plus que vingt minutes depuis la Panaméricaine pour rejoindre ce petit bourg paisible.
Famille en attente d'un bateau-taxi
Trouver un bateau-taxi pour rejoindre l'île voisine de Boca Brava n'a pas été aussi simple que nous le pensions, d'abord parce qu'il y a deux embarcadères distants de deux cents mètres l'un de l'autre et qu'il y avait matière à hésiter entre les deux, ensuite parce que les navettes ne sont ni aussi fréquentes, ni aussi nombreuses qu'entre Bocas del Toro et Isla Carenero. Mais finalement, nous avons fait affaire avec un pilote. Sur la foi de renseignements imprécis, nous nous sommes faits déposer, vers 13h, sur une plage déserte de l'île Boca Brava, la playa Piedrita, et en avons été quitte pour une bonne dizaine de minutes marche pour trouver notre hôtel, le Howlers Bay Hotel ("l'hôtel de la baie des singes hurleurs"), situé sur un promontoire. Aucune signalétique là encore sur le sentier et aucune enseigne sur le bâtiment préposé à l'accueil et à la cuisine commune ! Quelques singes hurleurs ont vociféré à notre approche pour bien montrer qu'ils désapprouvaient l'arrivée d'étrangers sur leur territoire.
Playa Piedrita
Le comité d'accueil
En fait, l'hôtel se limite actuellement à deux bungalows gérés par un jeune Américain qui donne le sentiment de "s'ennuyer comme un rat mort". Nous espérions déjeuner de sandwichs avec ce que nous avions pris la précaution d'acheter à Boquete avant de partir et de dîner au restaurant de l'hôtel voisin, mais nous avons été informés que le propriétaire refusait d'ouvrir sa table à des clients qui n'étaient pas descendus chez lui. Heureusement, nous avions de quoi tenir, sans avoir à faire un nouvel aller-retour à Boca Chica pour dîner.
Quant à notre bungalow, il est tout simplement génial avec une vue imprenable sur l'océan et les îles avoisinantes.
La vue de la terrasse de notre bungalow
En fait, Boca Brava est l’une des plus grandes îles du golfe de Chiriquí, qui en compte des centaines, grandes et petites, qui se caractérisent par des côtes rocheuses et de belles petites plages de sable généralement gris. Les pierres sont elles-mêmes noires, grises, jaunes, ocres. Elles se détachent du vert de la végétation et du bleu de l'océan.
Nous n'avons guère poussé nos investigations sur les sentiers de l'île, préférant nous attarder sur l'une des petites plages peu fréquentées, la playa Christina (c'est un de ces endroits dans le monde où on a le sentiment de se baigner dans une mer chaude avec un sentiment de fraîcheur en sortant de l'eau !) et profiter de notre terrasse, alors que des singes hurleurs sautaient (en silence) de branche en branche autour de notre bungalow. Leur présence oblige bien sûr à une certaine discipline (aucun aliment ne doit être à la portée de ces chapardeurs patentés).



















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