jeudi 2 février 2017

1er février 2017 (Río Celeste / Samara)

De fortes pluies tropicales se sont succédé tout au long de la nuit, laissant craindre que les sentiers de randonnée ne soient non seulement boueux, mais aussi très glissants. Aussi, quand au réveil, nous avons vu que l'hôtel était en plus enveloppé de brume et que l'humidité était vraiment prégnante, nous avons renoncé à la randonnée de trois ou quatre heures que nous avions prévue et qui devait nous mener aux cascades du río Céleste qui sont par beau temps, mais par beau temps seulement d'un beau bleu azur car elles sont chargées de soufre mis en valeur par le soleil. Selon la légende qui entoure la couleur de cette rivière,  “quand Dieu termina de peindre le ciel en bleu, il lava ses pinceaux dans le Rio Céleste”. Il faut parfois composer avec les aléas climatiques...


De fait, moins de vingt kilomètres plus loin, nous sommes sortis de la gangue nuageuse qui enveloppait le volcan. Nous avons d'ailleurs très bien observé le phénomène de loin. Nous avons retrouvé avec soulagement soleil et chaleur (35 degrés).

   La gangue nuageuse autour de volcan Tenorio

Ayant pris la direction de Cañas, une ville située à une quarantaine de kilomètres au sud du volcan Tenorio, nous avons fait étape dans ce que d'aucuns pourraient prendre pour un zoo, mais qui est en fait un centre d'accueil pour animaux sauvages malades ou blessés, lCentro de rescate Las Pumas, créé il y a une quarantaine d'années par un couple de Suisses, Lily et Werner Hagnauer (décédés respectivement en 1991 et 2015). Chaque animal a une histoire. La vocation du centre est de les soigner et de les remettre en liberté dans leur milieu naturel, quand c'est possible, sinon de les garder dans les meilleures conditions de vie possibles. Il n'a pas été ainsi possible de livrer à lui-même un puma privé de sa mère avant que celle-ci lui apprenne les techniques de chasse ! Le centre compte une centaine d’individus de 24 espèces différentes. Les félins sont les plus nombreux : jaguars, ocelots, panthères, léopards, pumas. Mais il y a aussi des singes, des gazelles, des renards gris, des perroquets et surtout deux magnifiques toucans. Olivier avait pu en apercevoir un en liberté hier. Là, ils étaient dans deux vastes cages, mais nous avons pu les admirer tout à loisir. L'expression "merveille de la nature" est tout à fait adaptée à cet oiseau quand on observe de près les couleurs vives de son plumage et de son bec (celui-ci est utilisé non seulement pour boire, manger, faire sa toilette, mais aussi comme régulateur de flux sanguins et ainsi adapter la température du corps de l'oiseau aux circonstances extérieures !).







En route, nous avons été intrigués par des écriteaux marqués "vino" car nous doutions qu'il y ait des vignes dans le secteur. Les choses se sont précisées quand d'autres écriteaux ont indiqué "vino de coyol". En fait, c'est un vin distillé à partir d’un liquide extrait d'un palmier épineux. Cette boisson locale de couleur blanchâtre est fabriquée de façon très artisanale et la production n'est absolument pas contrôlée. Il semble qu'elle tourne assez facilement la tête. Donc prudence !

L'heure du déjeuner étant arrivée, nous avons fait une pause dans un soda de Cañas, une ville étape pour routiers et touristes sur l’Interamerica, connue pour sa "drôle d'église". Elle pourrait être l'œuvre d'un disciple de Gaudi adepte des mosaïques.

Nous avons traversé de part en part la péninsule de Nicoya. C'est un ensemble de petites montagnes. Les Cortez amarillo disparaissent du paysage pour laisser la place, ça et là à des arbres mauves tout aussi imposants. 

    voilà un arbre qui sait se défendre...

    L'arbre qui fleurit et perd tout en 48 heures...


La route sur près de soixante-dix kilomètres dont quelques-uns de piste, n'est qu'une succession de lacets. Nous avons retrouvé avec plaisir l'océan Pacifique à hauteur de Puerto Carrillo et longé la côte sur une dizaine de kilomètres vers le nord pour rejoindre notre hôtel, le Sol Samara à Samara, une petite cité balnéaire qui a su jusqu'à présent bien maîtriser son développement touristique.

À peine installés, nous avons repris la voiture pour explorer deux sites plus au nord, accessibles seulement en 4x4 et en quad, car les pistes qui y mènent sont en mauvais état et que des obstacles naturels peuvent se dresser infranchissables par une berline normale.


Nous avons découvert deux belles plages, la playa Barrigona et la playa Buenavista, pratiquement désertes, fréquentées surtout par des surfeurs et des amoureux du calme et de la solitude.

Nous n'avons pas manqué le coucher du soleil sur l'océan Pacifique depuis la plage de Samara à l'heure où quelques petits pêcheurs s'apprêtaient à partir pêcher au lamparo avec leurs barques. La plage offrait le spectacle insolite de chevaux en liberté au milieu des vacanciers...

Nous avons dîné dans un bar taqueria, de Samara appelé Lo que hay, sous des arbres nains en bord de mer, éclairés de guirlandes lumineuses. Des tacos de poissons et des burritos aux crevettes copieux, dans un cadre romantique ! Et un daïquiri aux fruits de la Passion à se damner...

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