De fait, moins de vingt kilomètres plus loin, nous sommes sortis de la gangue nuageuse qui enveloppait le volcan. Nous avons d'ailleurs très bien observé le phénomène de loin. Nous avons retrouvé avec soulagement soleil et chaleur (35 degrés).
La gangue nuageuse autour de volcan Tenorio
Ayant pris la direction de Cañas, une ville située à une quarantaine de kilomètres au sud du volcan Tenorio, nous avons fait étape dans ce que d'aucuns pourraient prendre pour un zoo, mais qui est en fait un centre d'accueil pour animaux sauvages malades ou blessés, le Centro de rescate Las Pumas, créé il y a une quarantaine d'années par un couple de Suisses, Lily et Werner Hagnauer (décédés respectivement en 1991 et 2015). Chaque animal a une histoire. La vocation du centre est de les soigner et de les remettre en liberté dans leur milieu naturel, quand c'est possible, sinon de les garder dans les meilleures conditions de vie possibles. Il n'a pas été ainsi possible de livrer à lui-même un puma privé de sa mère avant que celle-ci lui apprenne les techniques de chasse ! Le centre compte une centaine d’individus de 24 espèces différentes. Les félins sont les plus nombreux : jaguars, ocelots, panthères, léopards, pumas. Mais il y a aussi des singes, des gazelles, des renards gris, des perroquets et surtout deux magnifiques toucans. Olivier avait pu en apercevoir un en liberté hier. Là, ils étaient dans deux vastes cages, mais nous avons pu les admirer tout à loisir. L'expression "merveille de la nature" est tout à fait adaptée à cet oiseau quand on observe de près les couleurs vives de son plumage et de son bec (celui-ci est utilisé non seulement pour boire, manger, faire sa toilette, mais aussi comme régulateur de flux sanguins et ainsi adapter la température du corps de l'oiseau aux circonstances extérieures !).
En route, nous avons été intrigués par des écriteaux marqués "vino" car nous doutions qu'il y ait des vignes dans le secteur. Les choses se sont précisées quand d'autres écriteaux ont indiqué "vino de coyol". En fait, c'est un vin distillé à partir d’un liquide extrait d'un palmier épineux. Cette boisson locale de couleur blanchâtre est fabriquée de façon très artisanale et la production n'est absolument pas contrôlée. Il semble qu'elle tourne assez facilement la tête. Donc prudence !
L'heure du déjeuner étant arrivée, nous avons fait une pause dans un soda de Cañas, une ville étape pour routiers et touristes sur l’Interamerica, connue pour sa "drôle d'église". Elle pourrait être l'œuvre d'un disciple de Gaudi adepte des mosaïques.
Nous avons traversé de part en part la péninsule de Nicoya. C'est un ensemble de petites montagnes. Les Cortez amarillo disparaissent du paysage pour laisser la place, ça et là à des arbres mauves tout aussi imposants.
À peine installés, nous avons repris la voiture pour explorer deux sites plus au nord, accessibles seulement en 4x4 et en quad, car les pistes qui y mènent sont en mauvais état et que des obstacles naturels peuvent se dresser infranchissables par une berline normale.
Nous avons découvert deux belles plages, la playa Barrigona et la playa Buenavista, pratiquement désertes, fréquentées surtout par des surfeurs et des amoureux du calme et de la solitude.
Nous n'avons pas manqué le coucher du soleil sur l'océan Pacifique depuis la plage de Samara à l'heure où quelques petits pêcheurs s'apprêtaient à partir pêcher au lamparo avec leurs barques. La plage offrait le spectacle insolite de chevaux en liberté au milieu des vacanciers...
Nous avons dîné dans un bar taqueria, de Samara appelé Lo que hay, sous des arbres nains en bord de mer, éclairés de guirlandes lumineuses. Des tacos de poissons et des burritos aux crevettes copieux, dans un cadre romantique ! Et un daïquiri aux fruits de la Passion à se damner...





















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de nous encourager avec un petit commentaire...