La maison ne comprend que trois chambres d'hôtes et une grande pièce à vivre, où nous avons pris un petit-déjeuner convivial à une table d'hôtes. Notre chambre dispose d'une grande logia privative très agréable, équipée de deux (!) hamacs, d'une petite table et de deux chaises. La salle de bain est rustique et équipée de toilettes sèches ! La douche est originale et spartiate (eau froide, goutière en lieu et place de pommeau).
Nous avions mis au programme de la matinée une montée jusqu'à la Cascada San Ramón, une cascade située au sud-est du volcan Maderas. Une piste longe la côte ouest de l'île en direction du sud, contournant le volcan par la gauche. Le secteur n'est pas densément peuplé. Il est planté de bananeraies, une des principales ressources de l'économie îlienne.
Il n'y a pas beaucoup de circulation non plus. Beaucoup d'autochtones vont à pied ou à cheval ou se déplacent en bus ou en deux roues (vélos, motos). Le squad se développe. Les touristes ne prennent souvent conscience de la dimension de l'île qu'une fois sur place. Nous nous félicitons de disposer de notre propre véhicule.
Nous avons garé la voiture sur un petit parking en bord de mer. Il ne nous restait "que" trois à quatre kilomètres à parcourir à pied pour atteindre la cascade. Les premiers kilomètres n'exigent pas un effort énorme. Ils se font sur une piste qui monte, praticable par un 4x4. Ils traversent des champs aux herbes hautes, parsemés de blocs rocheux basaltiques projetés lors des éruptions volcaniques. Ils sont plantés çà et là d'arbres fruitiers. Des bovins y paissent placidement. Bref, une promenade de santé pour quelqu'un d'entrainé...
Les choses se gâtent par la suite. Le dernier kilomètre est un raidillon dans les cailloux et les rochers, qui grimpe dans la forêt tropicale et traverse par endroit le lit du torrent. La sueur dégouline de partout et irrite les yeux. Le souffle devient court et les pauses se multiplient à l'approche du but. Nous avons peiné, mais avons été récompensés par le spectacle d'une cascade qui tombe de plus de 100 m de haut et surtout par la douche qu'on peut y prendre en se plaquant contre la paroi. Divin !
Papillon se chauffant au soleil
Seule ombre au tableau, des visiteurs au QI sans doute limités ont entassé dans ce cadre paradisiaque des dizaines de bouteilles en plastique qu'ils avaient pourtant fait l'effort de monter pleines et qu'ils auraient tout aussi bien pu redescendre. Olivier ayant surpris un jeune couple de touristes occidentaux ajouter leur contribution à ce tas immonde, il a salué leur geste par des applaudissements à leur courte honte. S'en est suivie un bref échange dépourvu d'aménités d'autant qu'ils se sont révélés être français ! Olivier les avait "insultés", "humiliés".
À toute chose, là encore, malheur est bon. Au retour, j'ai appelé l'attention de la billetterie sur l'accumulation des bouteilles au débouché du sentier. Le responsable m'a dit l'ignorer, ce qui montre, une fois de plus, que le tourisme n'intéresse les autochtones qu'autant qu'il rapporte un profit immédiat, mais que les à-côtés les dépassent.
Sur le chemin du retour, nous avons déjeuné d'un sandwich vers 15h au Caballito Café au bord de l'eau, d'où nous partirons demain pour quelques heures de kayak, histoire de faire travailler les bras après avoir fait travailler les mains. Des enfants barbotaient dans l'eau. Des femmes en maillot de bain lavaient leur linge avec le volcan de La Concepción en toile de fond...
Pour nous remettre de nos fatigues de la journée, nous avons passé un moment dans l'eau d'une piscine naturelle sur la côte Est. Après une pause blog, installés dans nos hamacs respectifs, nous sommes retournés dîner au Café Campeste et avons goûté pour la première fois depuis notre arrivée un cocktail à base du rhum local très réputé, Flor de Cana, mélangé à un jus de maracuja.
Le café Campestre le matin avant l'ouverture














Je viens de passer un bon moment, merci pour ce petit voyage, profitezzzzzzz, bisous
RépondreSupprimer