mardi 24 janvier 2017

23 janvier 2017 (Île d'Ometepe / Granada)

Iglesia Nous avons achevé ce matin notre cycle insulaire, après Big Corn Island et Little Corn Island en mer Caraïbes et Ometepe, île un peu improbable avec ses deux volcans au cœur d'un lac aux dimensions d'une mer intérieure.

Nous avons de loin préféré cette dernière, même si nous ne regrettons pas notre double étape caribéenne. Les bourgs et villages d'Ometepe ont le mérite d'être bien tenus et dans l'ensemble propres. Les habitants sont souriants et décontractés.

Nous avons quitté la Casa del Bosque vers 8h45, avec regret. Seul mauvais point qui pourrait être facilement évité : la fébrilité avec laquelle les femmes de ménage ont entrepris de changer draps et serviettes et de commencer à préparer la chambre, la salle de bain et la logia, alors que nous n'avions pas encore bouclé nos valises !

Le facteur chance a continué à jouer en matière de ferry. Alors que nous avions misé sur un départ par le ferry de 11h, nous avons réussi à avoir une place sur celui de 10h, alors même qu'un gros poids lourds chargé de bananes allait occuper l'essentiel de la plateforme, ne laissant place qu'à deux voitures particulières. Le lac était d'huile. Pas un souffle de vent ! 


   El commandante


   De l'utilité du toit des voitures particulières pour arrimer un poids lourd


   Déménagement insulaire

Nous n'avons pas traîné à San Jorge et pris aussitôt la route de Granada, très tranquillement puisque rien ne pressait. La route emprunte une plaine, domaine de l'élevage extensif de bovins et par endroit, de la culture de la canne à sucre.

Avant d'atteindre Granada, nous avons fait un détour par une plantation de café commercialisé sous l'appellation Las Florès, très connue ici et qui s'est développée au pied du volcan Mombacho (Altitude : 1 344 m ; dernière éruption : 1 570). Un café-restaurant a été ouvert et un canopy tour aménagé. Nous avons fait honneur aux deux. Le restaurant, tout d'abord, en dégustant d'excellents wraps (notamment pour moi un wrap Don Tito (sur un fond de laitue, des morceau de poitrine de poulet grillé, des amendes, un peu de fromage bleu, des canneberges, du chou rouge, des carottes et une sauce balsamique) et surtout un smoothy verde à se damner, dans lequel sont mixés de l'ananas, du céleri, des concombres, un morceau de carotte, de la menthe, du persil, du gingembre, du jus d'orange et un peu de sucre. Inattendu et délicieux ! 

   Regard un peu concupiscent d'Olivier pour "mon" smoothy verde


Le circuit dans les arbres ensuite, avec sa succession de tyroliennes et même une descente en rappel. Très différent de celui de San Rafael del Norte, il survole quelques-uns des 475 000 (!) caféiers de l'exploitation de la famille Palazio à sa tête depuis plus de trois générations.

   Vol au-dessus de caféiers

   Au milieu des caféiers avec nos guides

   Tyrolienne double au-dessus des caféiers

    Préparation de la descente en rappel

   Descente en rappel vue de l'arrivée

Arrivés à Granada dans le courant de l'après-midi, nous avons fait une brève reconnaissance en voiture et repéré notamment l'église de La Merced, la cathédrale et son parc, le bord du lac et les grands axes. La ville a beaucoup de caractère et a une allure beaucoup plus patricienne que sa rivale traditionnelle, León.


   Iglesia La Merced

    Un contraste saisissant

Nous nous sommes ensuite installés pour trois jours dans une demeure de rêve que possède, depuis un an et demi, une Américaine Beth, qui accueille des hôtes (pas plus de deux) dans une vaste partie de sa villa qui passe pour être une des plus anciennes et sans doute la plus belle de la ville. Les pièces sont vastes et les deux patios, charmants. Une piscine a été aménagée dans l'un des deux. Un observatoire permet d'avoir une vue sur les toits de tuiles de la ville.

   Notre hébergement (colonnes blanches)


    La cour dont nous avons la jouissance presque exclusive


   Notre salle de séjour et la partie cuisine (notre chambre est en duplex...)

   L'observatoire

    La cathedrale vue de l'observatoire

Nous avons trouvé un supermarché pour nos emplettes de petit-déjeuner, avant de ressortir dîner vers 19h dans un restaurant-café littéraire du centre ville, d'un plat traditionnel nicaraguayen appelé Indio nuevo (des brochettes de poulet mariné style Indio viejo, accompagnées d'un morceau de fromage grillé, d'oignons, de poivrons verts en lamelles, de riz blanc et de deux tortillas de maïs). Nous avons arpenté la calle La Calzada (mot à mot "rue de la chaussée"), une rue piétonnière qui part du parc de la cathédrale, où se succèdent bars et restaurants. Comment résister dans ce cadre à la tentation d'un mojito (surtout à 0,75€ !) ? Le plus difficile est de ne pas en prendre d'autres !


    Raisonnables, nous avons opté pour le rayon fruits plutôt que pour les pâtisseries




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