Baho
Une pause dans un troquet du marché a été l'occasion d'étoffer notre vocabulaire es-fruits et légumes et de diversifier nos connaissances en matière de cocktails sans alcool.
L'autre grande attraction de Masaya est son marché artisanal installé dans l'ancien marché municipal qui a l'allure d'une forteresse. Détruit par deux incendies, en 1966 puis en 1978, il a été reconstruit entre 1992 et 1997. Les touristes peuvent y trouver un grand choix de céramiques et de hamacs de toutes tailles et de toutes couleurs.
Fresque représentant notamment le vieux marché de Masaya
Nous avons (enfin) pu déguster un vigorón, le plat à base de yucca, de choux et de peau de porc bien croustillante, et boire la boisson locale par excellence, un triste, à combinaison de maïs et de cacao.
Après ces agapes, nous nous sommes intéressés aux Pueblos blancos. Les « villages blancs » se situent au sud de Masaya. Rien à voir avec les villes et villages blancs d'Andalousie. Ici, seules les églises sont blanches. Nindirí, à quelques kilomètres de Malaya, ne présente pas un intérêt majeur. Catarina, en revanche, s'est spécialisée dans l'horticulture et les décorations très kitsch de jardin (animaux en tous genres et de toutes tailles, insectes, champignons de toutes les couleurs etc.).
Le village domine le lac volcanique de Apoyo, (improprement) appelé Laguna de Apoyo. Son mirador (observatoire, point de vue) embrasse l'ensemble du lac. On voit nettement se détacher sur la droite le volcan Mombacho et au loin, Granada semble minuscule. L'église coloniale de style baroque édifiée au XVIIe siècle était malheureusement fermée, mais le parc central vaut aussi le coup d'œil tellement il est kitsch.
Nous sommes descendus au bord du lac par une bonne route goudronnée. Le lac serait né d’une éruption volcanique, il y a environ 21 000 ans. Sa profondeur maximale serait de 400 m et son diamètre atteint 6 km de diamètre. Les eaux sont chaudes et légèrement salées, d'où sans doute l'appellation de lagune. Une végétation dense recouvre les flancs du cratère évasé. Elle est peuplée de singes hurleurs et de singes à tête blanche. On y a recensé au moins 145 espèces d’oiseaux. Le basalte utilisé par les indigènes pour la fabrication de leurs grandioses statues provient de ce cratère.
Perdus au milieu de cette végétation, quelques petits hôtels accueillent des touristes à la recherche de calme et de nature. Un couple de Français qui a pas mal bourlingué en Amérique latine, a racheté l'un d'eux, la Casa Marimba, il y a sept mois. Nous nous sommes baignés sans le lac avant de passer un moment à discuter avec notre hôtesse de leur vie ici. Elle nous a confortés dans notre projet d'aller un jour visiter l'Argentine.
Plusieurs avis nous ayant conseillé d'aller dîner dans le restaurant Andrès près de l'église Xalteva, nous y sommes allés. Le cadre est agréable, le repas (ajo blanco et phô vietnamien au poissons) a été effectivement très bon, mais nous avons trouvé le prix... très parisien. Pour fêter notre dernière soirée à Granada, nous l'avons finie calle La Calzada devant un ultime mojito.





































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