Dernier lever de soleil pour nous sur le río San Juan
Derniers instants dans notre cabañas
Nous avons pris congé de nos voisins immédiats
Le saint-patron des voyageurs a veillé sur nous toute la journée. Le "bateau de 10 heures", dont nous n'étions au départ pas sûr qu'il fonctionne le dimanche, nous a pris au pied du lodge. Après avoir remonté le cours du río San Juan, nous nous sommes faits déposer cinquante minutes plus tard au pied du Puente Santa Fe (pont construit il y a deux ans grâce à l'aide japonaise), évitant ainsi de devoir aller jusqu'à San Carlos et là, prendre un bus pour revenir sur nos pas et nous emmener jusqu'à la frontière avec le Costa Rica. Nous n'en étions plus alors qu'à 7,8 km.
Il n'a pas fallu plus de dix minutes à attendre en rase campagne pour qu'une voiture nous prenne en charge, nous et nos bagages, pour une somme modique de 100 cordobas, de sorte que nous étions à la frontière à 11h15, bien plus tôt que nous le craignions.
Nous étions vraiment en rase campagne...
Il a quand même fallu une heure, montre en main, pour franchir - à pied - les différentes étapes qui ponctuent les quelque 400 mètres du dispositif frontalier. Tous les bons apôtres qui prônent le rétablissement des frontières au sein de l'Union européenne, soit ne voyagent pas, soit ont oublié ce qu'est réellement une frontière, même entre deux pays en paix ! Et encore, nous nous en sommes très bien tirés...
Entrée du dispositif côté nicaraguayen
Attente pour obtenir le feu vert pour quitter le territoire nicaraguayen et s'acquitter de la taxe de départ...
Feu vert nicaraguayen obtenu, direction la police des frontières et les douanes costaricaines...
Nous voici donc au Costa Rica, pays de 5 millions d'habitants avec comme monnaie, le colón. Saint-Christophe (puisqu'il s'agit de lui, même si d'autres saints lui disputent le titre) a continué de nous accompagner en faisant en sorte qu'un bus soit en attente de départ à la frontière à destination de Florencia, à 98 km, ville où nous devions avoir une correspondance à l'horaire incertain à destination de La Fortuna.
Attente avant le départ du bus
La boisson est souvent vendue de chaque côté de la frontière dans des petits sacs en plastique !
Il a pris la route à 12h45, nous a fait traverser une région tantôt vallonné, tantôt plate, vouée pour l'essentiel à la culture de la canne à sucre et à la production d'ananas. Un véritable omnibus avec des posadas officiels, mais surtout pas mal d'arrêts à la demande... Une "pause santé" à 14h à Santa Rosa a été particulièrement bienvenue, car le petit-déjeuner de 7h était déjà bien lointain. Olivier a eu le temps de nous trouver deux empeñadas (des chaussons à la farine de maïs, farcis de morceaux de poulets et de légumes) et quelques gâteaux secs à titre d'en-cas.
Paysage valonné et application souple des règles du code de la route
En arrivant à Florencia, le bus pour La Fortuna était sur le côté opposé de la route et sur le point de partir quand nous avons débarqué. Son chauffeur a bien voulu attendre quelques instants que je récupère nos bagages dans le coffre du premier car et que je les transfère dans le second. 35 km nous séparaient de notre destination, une petite ville de la province d'Alejuela, au pied du volcan Arenal. Les bananeraies ont remplacé la culture de la canne à sucre dans le paysage.
Au détour de la route, première apparition du volcan Arenal
Défi relevé, nous étions à La Fortuna à 16h, soit six heures après avoir quitté le Sabalòs Lodge, (distant d'à peine 100 km à vol d'oiseau...) avec en toile de fond, le volcan Arenal (cordillère de Tilaràn), imposant avec ses 1720 mètres d'altitude et étonnant par sa forme conique parfaitement symétrique (sa dernière éruption date de 2010). Nous étions tout à fait dans les temps pour récupérer auprès de l'agence Adobe notre véhicule de location, une Kya 4x4, et nous installer pour deux nuits dans un appart'hôtel confortable, Fortuna Rooms.
Nous avions assez bougé dans la journée. Après avoir fait quelques courses, nous avons préféré profiter de notre cuisinette et de notre terrasse pour dîner et mettre à jour le blog, quasiment interrompu pendant trois jours en raison du trop lent débit d'Internet au Sabalós Lodge.














impressionné par la qualité des correspondances ... et du travail de l'organisateur !
RépondreSupprimerSans parler de vos superbes photos.
JX