jeudi 19 janvier 2017

18 janvier 2017 (Little Corn Island)

Nous avons vécu au rythme nonchalant des autochtones. L'exercice physique de la journée a consisté à nous rendre dans la matinée à pied au pueblo, le village, où nous avons débarqué en bateau hier. Une première tentative a été écourtée au bout de 5 minutes par une averse diluvienne. Dégoulinants, nous sommes revenus au point de départ nous changer et attendre la fin du déluge... Finalement, après une demi-heure de marche par un sentier taillé dans le maquis, boueux à souhait en raison des pluies très fortes et intermittentes de ces derniers jours, nous sommes arrivés dans ce petit hameau : quelques maisons en dur, en majorité des cahutes très simples, des petits commerces, des petits hôtels et des bars-restaurants s'étirent le long d'une allée cimentée, parallèle au bord de mer. Deux ou trois sentiers en partent en direction de la côte opposée.

   Le sentier

Nous avons commencé par prendre un petit-déjeuner copieux (sans riz, ni haricots rouges) dans un troquet du bord de mer et à nous reconnecter avec le monde extérieur grâce à la wifi. C'est ainsi que j'ai appris l'attentat à la voiture piégée qui a fait plusieurs dizaines de morts à Gao. 

Nous avons un peu déambulé jusqu'à la côte ouest plus exposée au vent et aux courants marins. Cette partie de l'île est malheureusement exposée à recevoir toutes sortes de débris de la société de consommation rejetés par la mer. Dans l'ensemble, le village est quand même beacoup plus propre que Big Corn. Nous avons fait quelques emplettes alimentaires pour nous faire un frichti ce soir et avoir de quoi petit-déjeuner sur notre terrasse demain. En observant, les autochtones aller et venir, vaquer tranquillement à leurs activités quotidiennes, nous avons mesuré une fois de plus - c'est un lieu commun sans doute - la diversité des genres de vie et des rythmes de vie sur notre planète terre... On se sent ici vraiment très, très loin du stress de nos grandes villes...  

   L'avenue principale de Little Corn



   Peinture murale

   C'était aussi Noël ici le mois dernier !

Nous n'avons pas échappé à une nouvelle bonne averse tropicale sur le chemin du retour. Toute personne surprise par la pluie est rapidement trempée pour peu qu'elle ne trouve pas rapidement un abri, et patauge dans la boue, mais tout le monde prend cela avec philosophie et avec résignation, voire bonne humeur. Heureusement cette fois nous étions proches d'un abri où nous avons sagement attendu la fin du déluge.

   Après la pluie

De retour à notre hébergement, Olivier ayant négocié un poisson tout frais, avec un pêcheur qui amarrait sa barque devant notre hôtel, celui-ci a été inscrit sans plus tarder au menu du déjeuner. Directement du producteur au consommateur ! Le poisson était d'ailleurs encore vivant quand Olivier l'a choisi.

   Agapes

Après l'effort de la matinée, bain, hamac et lecture ont prévalu tout l'après-midi. Anticipant l'étape costaricaine du voyage, je me suis plongé dans la lecture prenante d'un roman de Daniel Quirós, écrivain costaricain, "Été rouge", qui se passe dans la péninsule de Nicoya.




Les soirées sous ces latitudes commencent à peu près vers 18h tout au long de l'année. Installé confortablement dans le hamac sur la terrasse, j'ai poursuivi ma lecture un moment à la lumière de la lampe frontale. Nous avons dîné d'un excellent plat de pâte au thon concocté par Olivier et accompagné de ce qu'ici on appelle un coconut-bread, une sorte de pain légèrement brioché, suivi d'une part de gâteau au gingembre local, le tout à la lueur des bougies, l'ampoule blafarde de la terrasse ayant rendu l'âme, et au son de la musique apaisante de Ludovico Einaudi. Nous nous sommes fait la réflexion, que même si nous avons l'impression d'être ici plus loin que jamais de la civilisation, nous étions quand même beaucoup mieux lotis que Robinson sur son île...














1 commentaire:

  1. J'adore le sapin, idée à retenir !!! Profitez bien de ce petit paradis, à Paris froid et pollution !!!

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