lundi 23 janvier 2017

22 janvier 2017 (Île d'Ometepe)


   En attendant le petit-déjeuner...


Les singes hurleurs ont fait la java une partie de la nuit. On ne les voit pas, mais on les entend ! Nous avons poursuivi notre découverte de l'île d'Ometepe, en commençant par aller voir une série de pétroglyphes pré-colombiens situés dans l'enceinte d'une finca, El Porvenir. D'autres sont, paraît-il, disséminés dans l'île. Après avoir longé la plage de Santo Domingo, une des plus longues de l'île, nous avons repris la route faite de nuit à notre arrivée, pour explorer la partie nord-ouest de l'île dominée par le volcan La Concepción dont les pentes sont aussi pelées que sont verdoyantes, celles du volcan Maderas.



   Plus intéressé à rapporter une banane chez lui que par les pétroglyphes...

En passant, nous avons pris un brin de messe dans l'église du village de Los Ramos : une église remplie, un prêtre jeune entouré d'enfants de chœur en aube rouge et surplis blanc, une ferveur dans l'assistance, toutes générations confondues. 


   Le signe de paix ne s'échange pas uniquement avec ses voisins, mais donne lieu à des déplacements dans toute l'église.

En dehors de l'office, l'autre activité dominicale est une partie de base-ball, un sport national. Un peu plus loin, nous avons visité le Parque ecológico Charco Verde. Tout un espace (fermé) est dédié aux papillons dans un splendide environnement floral. On peut y passer un long moment sans se lasser, surtout si on essaie de prendre quelques photos car le propre des papillons est d'avoir un comportement imprévisible et facétieux. Des dessins humoristiques éclairent le visiteur sur la vie des lépidoptères. Leur espérance de vie est limitée à quinze jours. Ils s'alimentent principalement du nectar des fleurs, consomment le sucre et les acides aminés du nectar et des fruits fermentés pour avoir l'énergie de voler. Ils ont aussi besoin de soleil pour voler. Ils déploient leurs ailes et absorbent la chaleur jusqu'à ce que les muscles utilisés pour voler soient suffisamment chauds pour leur permettre de prendre leur envol.







Nous avons emprunté ensuite les sentiers forestiers qui font le tour de la lagune. Nous avons découvert des espèces d'arbres inconnues en Europe, notamment des ceibas aux troncs singuliers, des guachipilins, des ponponjoches, des guacimos et surtout le fameux guanacaste un arbre imposant au feuillage clairsemé, qui a donné son nom à une région du Costa Rica. 




   La Concepción depuis la réserve naturelle de Charco Verde

    Vue sur le volcan Maderas

La lagune attire aussi les petits pêcheurs du coin.


En repartant vers Moyogalpa, nous avons été intrigués par la vue insolite d'une tombe toute rouge dans le cimetière du village de Los Angeles (mais oui !). 


   Certaines tombes sont beaucoup plus simples...

   Recyclage de vieux pneus sur la route de Moyogalpa en halte de bus

Moyogalpa ne présente pas un intérêt majeur, surtout un dimanche où l'activité y est très ralentie et où notamment nombre de restaurants sont fermés. 

   Dimanche à Moyogalpa

Nous en avons trouvé quand même un d'ouvert, avant de remettre le cap sur la partie sud de l'île pour rejoindre le Caballito de Mar (hippocampe), le centre de kayak où nous avions pris rendez-vous à 15h00.

   Près de la base de kayak

Un bateau a tracté nos kayaks le long de la côte jusqu'à l'embouchure de la rivière El Istiàn, que nous avions prévu de remonter en partie. Nous avons embarqué dans nos frêles esquifs alors qu'il y avait pas mal de vent et... des vagues. Je n'ai pas manqué de chavirer avec... le petit appareil photo qui, bien qu'enveloppé dans un sac en plastique, n'a pas apprécié sur le moment ce bain forcé, mais semble prêt à faire encore un bout de chemin avec moi après les soins attentifs et experts que lui a prodigués Olivier !

Par chance, je n'ai vu qu'après coup que cette anse (ensenada) était un lieu de villégiature pour caïmans, en observant l'un d'eux au repos à quelques mètres au milieu des plantes aquatiques... Autant dire que j'ai redoublé de prudence tout au long de notre ballade sur l'eau ! Le moment a été réellement magique. Une nature extrêmement sauvage, la mangrove dans toutes les directions, un silence total, quelques singes tout noirs qui sautent de branche en branche dans des arbres hauts, des oiseaux... Ô temps suspends ton vol !







De retour à la base nautique, nous avons quand même pris un bain dans le lac (même si en ce qui me concerne, j'avais déjà l'expérience...) et assisté à un beau coucher du soleil avant de rentrer à la Casa del Bosque peu après 18h. J'ai renoncé à reprendre la voiture pour aller dîner tellement la montée parsemée de rochers, mettait mes nerfs et les amortisseurs de la voiture à rude épreuve. Nous en avons été quitte pour vingt minutes de marche apéritive et autant, de marche digestive (2 km) pour aller prendre notre dernier repas dans le patio du Café Campestre dont nous aimions bien le cadre.



Nous avons fini la soirée sur notre logia à rédiger la page quotidienne du blog et à prendre connaissance du résultat et des premiers commentaires concernant le 1er tour des primaires de la gauche. Que toute cette agitation politique nous semble loin !

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