samedi 14 janvier 2017

14 janvier 2017 (canyon de Somoto - Estelí)

Après les mises en jambes d'avant-hier (volcan Telica) et d'hier (la balade dans l'arrière-pays d'Esteli), cette journée promettait d'être physique. Elle l'a été. Un guide nous attendait à l'hôtel, comme convenu, à 8 heures pour nous emmener au campement du tour operateur que nous avions retenu pour faire l'excursion du cañon de Somoto à une dizaine de kilomètres de la ville.


Nous avons fait la connaissance de deux Québecois de Montréal, un père et son fils ado, et de deux Berlinois qui allaient faire la randonnée avec nous. Nous avons perçu, chacun, une paire de chaussures de sport à toute épreuve (vu leur état, elles avaient pas mal bourlingué dans le cañon !) et un gilet de sauvetage. Nous avons attendu patiemment qu'un bus vienne nous prendre pour un "saut de puce" de trois kilomètres. L'attente s'éternisant, un taxi a été appelé à la rescousse et nous voilà partis à trois devant, les Québecois et le chauffeur, trois derrière, nous deux et un Berlinois, et deux assis dans... le coffre, les pieds ballants, un Berlinois et notre guide ! Je regrette de ne pas disposer de photo de ce départ...


L'excursion a vraiment commencé par une petite marche très plaisante dans la campagne. Des parcelles sont encore cultivées de façon très traditionnelle, deux boeufs tractant une araire. Le chemin ombragé longe des plantations de caféiers et des bananeraies.



Puis commence la descente du cañon. La nature à l'état sauvage ! Tantôt on escalade les rochers qui bordent le lit du cours d'eau, là où le cañon est un peu évasé, tantôt on progresse à sec sur les galets, en évitant de se tordre les pieds, tantôt on marche dans le lit du rio, là où il est peu profond, en prenant garde de ne pas glisser, tantôt il n'y a pas d'autre moyen que de nager, là où le cañon est le plus étroit, où il n'y a plus de rivages, où le rio se faufile entre des parois abruptes. L'attraction principale consiste à sauter dans des bassins naturels d'une hauteur variable en fonction de sa témérité...


    Le départ



    Le premier saut...







    L'hésitation de l'ange...

   Le saut de l'ange !


A mi-chemin, nous avons fait une pause au confluent du rio que nous suivions, le rio Comali, et d'un autre qui descend du Honduras voisin, le rio Tapacali. J'ai alors appris que de cette rencontre naissait le rio Coco. Or, je ne connais que lui ! C'est ce cours d'eau qui est au centre du récit autobiographique que je lis en ce moment, "Souvenirs d'un Indien du fleuve". J'avais peine à imaginer, en le voyant ainsi, que son bassin couvre une superficie de 24 767 km2. Long de 680 km, il constitue la frontière entre le Honduras au nord et le Nicaragua au sud dans son cours moyen et inférieur, et se jette par un petit delta dans la mer des Caraïbes au Cabo Gracias a Dios. Il est également connu sous le nom de río Segovia, ou encore de río Wanki en dialecte miskito.


    La naissance du rio Coco


Après quatre bonnes heures de crapahut à un rythme toutefois très mesuré, nous avons fait le dernier tronçon du cañon en barque. Nous n'étions pas encore tout à fait au bout de nos peines. Il restait deux bons kilomètres à parcourir en côte pour rejoindre le campement de base. Ils m'ont paru interminables. Se doucher et remettre des vêtements secs a été un vrai bonheur. Fatigué, un tantinet courbaturé, mais heureux de cette expérience inédite dans un site vraiment remarquable !


    Les agapes après l'effort


Nous avons déjeuné sur place, dans le comedor familial, avant de reprendre la route d'Esteli via Somoto. Nous apprécions le confort de l'hôtel Casa Vinculos. Nous ne sommes ressortis que pour aller dîner au Café Luz , un établissement très prisé de la jeunesse locale, et parfaire notre connaissance de la cuisine nicaraguayenne en dégustant des nacatamales, le plat nicaraguayen par excellence servi sur une feuille de bananier. Nous l'avons accompagné d'un cocktail lui aussi local, un Macuá (rhum, jus de citron, d'orange et de guayaba).


   Nacatamales et Macuá


   Pâtisseries locales (auxquelles nous avons su résister !).


Nous avons révisé notre premier jugement sur Esteli. Le centre ville avec ses rues en damier et ses habitations basses, a son charme. Nous avions initialement dans l'idée de voir à quoi ressemblait la vie nocturne à Esteli, un samedi soir. Nous avons déclaré forfait...



1 commentaire:

  1. Bravo pour le saut de l'ange !!! Fort heureusement tu avais un secouriste à la réception !! bisous

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