mercredi 11 janvier 2017

10 janvier 2017 (Managua - León - Las Peñitas)

C'est parti pour sept semaines dans trois pays d'Amérique centrale : Nicaragua, Costa Rica et Panama ! Arrivés nuitamment à Managua, nous avons opté pour une première journée de récupération et d'adaptation... 

Nous nous sommes mis dans l'ambiance dès le petit-déjeuner : au menu, café local et gallo pinto ("coq tacheté"), qui, comme son nom ne l'indique pas, ne contient pas de poulet, mais des haricots rouges éparpillés dans du riz blanc, le tout accompagnant une omelette et quelques tranches de pain grillé.

Ayant loué une voiture, nous avons commencé par une brève incursion dans Managua avant de prendre la route de la côte pacifique près de Leon. Des grands arbres métaliques de toutes les couleurs jalonnent les axes principaux. Un marché public sans doute juteux à en juger par le nombre de ces éléments décoratifs ! 



Nous avons été surpris par l'importance de la présence policière et avons compris que ce déploiement de force était probablement lié à la visite du président de la Chambre des députés du Chili, quand nous avons été bloqués à un carrefour pour laisser passer un impressionnant cortège de voitures officielles ! Nous n'avons pas pu accéder à tout un quartier entourant les ruines de l'ancienne cathédrale sérieusement endommagée par la seconde secousse tellurique que subit la ville au XXème siècle (d'abord 1931, puis 1972) et sommairement restaurée.


Par chance, nous avions eu le temps de monter sur une hauteur qui se dresse au centre de la ville et qui domine une petite caldera, avant qu'elle ne soit interdite aux visiteurs pour cause sans doute de visite officielle. À peine étions-nous arrivés qu'une policière relevait soigneusement notre numéro de plaque minéralogique. Bureaucratie, quand tu nous tiens !

Aujourd'hui réserve naturelle, la laguna de Tiscapan  (« miroir d’eau ») était occupée jadis par une résidence d'Etat, la Casa presidencial. Inaugurée en janvier 1931 sous le mandat du président de l'époque, le général José Maria Moncadia Tapia, elle fut sérieusement endommagée par le tremblement de terre deux mois plus tard. Reconstruite, elle subit de plein fouet le tremblement de terre de 1972. Elle a finalement été rasée car de bien mauvais souvenirs s'y attachaient. Sous Somoza, le bâtiment a aussi servi de prison et de lieu de torture. Aujourd'hui, l’imposante silhouette de Sandino semble veiller sur la ville et ses habitants. Une carcasse toute rouillée d'un petit blindé offert par Mussolini à Anastasio Somoza Garcia est curieusement conservée dans un enclos. Une exposition vieillotte de photos en noir et blanc ou en couleur illustre l’histoire du pays et celle du chef révolutionnaire.




Nous avons abrégé notre visite de la capitale pour prendre sans plus tarder la route de Léon, à 90 km au nord-ouest de Managua. La route à deux voies, mais de bonne qualité traverse une plaine vouée aux cultures et à l'élevage extensif, où les troupeaux bénéficient de l'ombre de nombreux arbres. En chemin, nous avons fait une pause dans un troquet de bord de route pour découvrir une spécialité locale, un quesillo, une petite crêpe de maïs, nappée de fromage frais et d'oignons hachés menu, macérés dans du vinaigre.


León est au cœur d'une région dominée par la chaîne de volcans des Maribios, un complexe qui s’étend sur environ 90 km et comprend les volcans Chonco, San Cristóbal (le plus impressionnant avec ses 1 745 m d’altitude et son cratère de 500x600 m de diamètre), Apastepe (ou Casita), Telica, San Jacinto, Rota, Cerro Negro (le plus jeune), Pilas, El Hoyo et Momotombo dont le nom vient d’une antique peuplade autochtone.


Nous n'avons fait qu'une brève reconnaissance dans León où nous reviendrons plus longuement demain. Bâtie sur son site actuel en 1610, la ville demeura la capitale du pays jusqu’en 1851. Ses splendeurs passées s’attardent encore sur les façades des belles demeures ou les pavés des rues. Nous avons jeté un premier coup d'œil sur le quartier de l'imposante cathédrale, la basilica  catedral de la Asunción (qui n'est que l'un des seize édifices religieux de la cité), le temps de déguster un sorbet local sur la place centrale. La première cathédrale fut bâtie de 1610 à 1615, détruite une première fois, rebâtie en 1624, incendiée en 1685 par le pirate Dampieren, de sorte que l'édifice actuel a vu le jour entre 1747 à 1860, dans un style baroque antigueño et néoclassique. Sa façade blanche éclate sous le soleil.


Pour ménager nos forces et assurer la transition avec le froid parisien, nous avions prévu de commencer par un hôtel en bord de mer et jeté notre dévolu sur l'hôtel El Belga Loco, un établissement de Las Peñitas, un petit port de pêche situé à une vingtaine de kilomètres de León. Après avoir fait connaissance de nos hôtes, un couple de Belges, et nous être installés, nous sommes allés nous faire rouler dans les vagues du Pacifique, réalisant difficilement qu'il y a à peine trente-six heures, nous grelottions à Vincennes, et qu'une partie de la France est sous la neige...

Nous sommes allés à pied jusqu'au village. L'habitat est pauvre, souvent précaire. Parmi les maisons en dur, beaucoup sont à vendre, à louer ou... en ruines. Il n'y avait un peu d'animation que dans des bars et gargotes de bord de mer. Nous avons assisté au coucher de soleil sur l'océan en dégustant une bière nicaraguayenne, appelée Toña




Apres une nouvelle pause à l'hôtel, nous nous sommes laissés tenter par un ceviche de grosses crevettes et un trio de petites langoustes à l'ail dans un restaurant pittoresque, le Comedor Bertha, donnant sur la plage.




2 commentaires:

  1. Coucou les voyageurs, c'est déjà un bon et beau début, allez y doucement quand même. Superbes photos comme toujours, on attend la suite, profitez bien, bisous !!

    RépondreSupprimer
  2. C est avec plaisir et intérêt que je vous suivrai de la capitale bavaroise. Bravo pour les photos!
    Et tous mes bons vœux - un peu tardifs, pardon, - pour 2017 😎

    RépondreSupprimer

Merci de nous encourager avec un petit commentaire...